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20 ans de Bumcello

20 ans de Bumcello


Published on 25-01-2019

1. Quel est ton meilleur souvenir de Bumcello ?

Vincent les débuts au Cithéa. On faisait de notre mieux et je sentais que c’était bien. On faisait de la musique du monde parce que c’était le feeling du Paris de l’époque, pas comme un exercice de style.

Cyril les beaux concerts, et on en a eu beaucoup. C’est dur… Haïti en 2005 c’était très fort. Et la rencontre avec Omar Hayat, un mââlem avec qui on a joué en 2001 à Essaouira, c’était très puissant.




2. Qu’est-ce qui est frustrant dans Bumcello ?

Vincent les oreilles qui sifflent à la fin des concerts. On ne joue pas vraiment fort, mais il y a une énergie dance. Je suis fatigué à la fin, et c’est dommage.

Cyril des petits trucs, mais rien de grave. Par exemple j’aimerais jouer plus, mais Vincent est très occupé.




3. Ton bilan de 20 ans de Bumcello ?

Vincent beaucoup de groupes n’ont pas duré, se sont disputés, n’existent plus. Je suis content d’avoir toujours une grande amitié avec Cyril, c’est très agréable.

Cyril je dirais, un très bon bilan. Sept albums studio et un live en 20 ans, ça va, on n’est pas vraiment des feignasses.




4. Quel regard portes-tu sur toi il y a 20 ans ?

Vincent je crois que je ne suis pas vraiment différent. J’ai toujours les mêmes défauts.

Cyril j’étais jeune papa, bien occupé… J’avais imposé à Astérios de ne pas jouer tous les week-ends. On avait beaucoup d’énergie, on y allait à fond. Mais je n’ai pas beaucoup changé, un peu plus posé, un peu plus de cheveux gris, mais j’ai toujours la patate comme si j’avais 20 ans.




5. Que représente Bumcello dans ta vie de musicien ?

Vincent ça représente le fait d’avoir pu faire danser des publics comme aux Vieilles charrues en n’ayant aucun répertoire, en jouant free. On a invité des jazzmen, des rappers, des musiciens de musiques du monde, et ça s’est toujours hyper bien passé. On a joué dans plein d’endroits bizarres à New York, en Russie, Haïti, en Egypte, en Amérique du Sud. Bumcello n’a rien à voir avec tout ce que je fais par ailleurs.

Cyril bumcello est un groupe important pour moi. C’est un espace de liberté total, et un bain de jouvence. On s’appelle souvent avec Vincent. C’est toujours frais quand on joue ensemble.




6. Saurais-tu définir la musique de Bumcello ?

Vincent je garderais la définition de mon ami Vic Moan, « une musique industrielle pour le tiers-monde ».
Je trouve ça valable, c’est fait de bric et de broc. Et puis on se passionne pour les pays tiers. On fait de la variété internationale. Quand on essaie de faire un truc très américain, on y met des influences qui ne le sont pas.

Cyril je dirais, inclassable. C’est juste de la musique qui sort…




7. Qu’apprenez-vous encore l’un de l’autre ? 

Vincent j’apprends tout le temps de Cyril. J’ai découvert que grâce à sa ténacité, il chante beaucoup mieux qu’avant.

Cyril sur le plan musical, oui j’apprends de Vincent. Une nouvelle façon de jouer. Et il me fait toujours découvrir des musiciens, des films, des bouquins.




8. Comment imagines-tu Bumcello dans 20 ans ?

Vincent avec un peu de chance, pareil.

Cyril je pense que j’aurai encore la pêche.




9. Comment sais-tu qu’un concert de Bumcello est réussi ?

Vincent quand je suis fatigué. Si je ne suis pas du tout fatigué, c’est raté.

Cyril les souvenirs qu’il laisse, le feeling indescriptible, les bonnes idées mélodiques, la réaction du public, quand ça tourne entre nous.

 

10. Un message à faire passer à l’humanité ?

Vincent arrêtez de jeter vos mégots par terre. Sinon Cyril va répondre, c’est lui le prophète du groupe.

Cyril je vous aime.
Written by Stéphane Deschamps